Michael travaille comme Control Room Operator chez Elia

Elia est en charge de la construction mais aussi de la gestion du réseau à haute tension belge, notamment grâce à des Control Room Operators qui veillent à une bonne répartition de l’électricité et procèdent à des ajustements si nécessaire. Un travail pour les personnes résistantes au stress comme Michael. 

Permettre à des millions de familles de cuisiner simultanément
« Notre mission ? Garantir un réseau électrique stable. Je m’occupe de la région d'Anvers, du Limbourg et d’une partie de Bruxelles. Quand un grand nombre de personnes se mettent à cuisiner le soir par exemple, nous veillons à ce que chacun ait suffisamment d'électricité. Nous en prévoyons un peu plus ici, un peu moins là-bas.

Avec les années, on anticipe de plus en plus. Au cours de ma première nuit, je n'ai rien fait d'autre que de régler la tension en réaction à ce que je voyais. Maintenant je peux mieux prévoir ce qui va se passer. Le passage de l’heure d'été à l’heure d’hiver ? On sait qu’il faut mettre un peu plus de jus. »

Même les bourgmestres nous écoutent
« L'électricité doit arriver de manière sûre là où on en a besoin. À 70 000 volts, la sécurité est vraiment le maître-mot. C’est la vie des techniciens de maintenance et des riverains qui est en jeu. Nous ne donnons le feu vert qu’une fois la sécurité garantie. L'approvisionnement peut alors être coupé ou rétabli.

Il faut être sûr de ce qu’on fait. Notre numéro figure sur les postes à haute tension en cas de problème. La police, les pompiers et les bourgmestres veulent naturellement régler au plus vite une urgence, et nous aussi. Mais ils peuvent uniquement agir une fois que tout est sécurisé, et c’est nous qui prenons cette décision. »

D'abord un café, puis le reste
« Ce n’est donc pas un métier pour les gens qui aiment la tranquillité, ni pour ceux facilement stressés. Les qualités principales ? Être résistant au stress, aimer le café et savoir prendre rapidement des décisions sous pression tout en gardant la tête froide. Et ce, même s’il y a 1001 choses à prendre en compte. 

Avant de commencer ici, on vérifie en profondeur vos connaissances techniques, votre résistance au stress et votre personnalité. Vous entamez ensuite une formation très intense d’environ deux ans qui porte sur la sécurité, la haute tension (ce qu’on n’apprend pas à l’école) et, bien évidemment l’essentiel, la région dont vous êtes responsable. »

Chaque recoin de votre région
« Vous devez bien connaître vos postes à haute tension, leurs particularités. C’est comme avec les voitures : une Opel Astra d’il y a 10 ans roule différemment mais tout aussi bien que le modèle de l’année dernière. Un garagiste sait aussi que l’entretien sera tout autre. Il faut donc en tenir compte.

Un quartier ne peut évidemment pas se trouver privé d'électricité. Il s'agit aussi d’un événement très rare car on prévoit toujours un double approvisionnement en électricité. Si l’un tombe en panne, l'autre prend le relais. Nous connaissons en effet les entretiens planifiés et aucune réparation n'a lieu subitement sans que nous n’en soyons informés. »

Un club select 
« C’est un travail avec énormément de responsabilités. Il y a littéralement des vies en jeu. Vous devez prendre des décisions et agir de manière autonome, dans un système qui ne s’arrête jamais. Le tout selon un régime de 3 semaines de travail et 3 de repos. Ça me convient parfaitement, mais ce n’est bien évidemment pas le cas pour tout le monde. 

Il n’y a que 40 personnes qui exercent le même métier dans tout le pays. Un club select, en quelque sorte. C’est en grande partie lié au côté unique du secteur. Seule Elia construit et gère le réseau à haute tension. Nous sommes les artères du marché de l’énergie. »
 
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